Biostimulants

Les biostimulants, ou comment rendre résilientes les cultures

Dans l’agriculture et l’horticulture, les produits phytosanitaires et les engrais sont des outils permettant d’optimiser la production. Au-delà de ces produits, les agriculteurs et les jardiniers peuvent utiliser un nouveau groupe de substances naturelles sur leurs plantes, à savoir les biostimulants.

Les biostimulants font l’objet d’une attention croissante dans le cadre des nouvelles stratégies de gestion intégrée des cultures (GIC), mais sont encore relativement peu connus. C’est surprenant, compte tenu de leur potentiel d’amélioration du rendement et de la qualité des cultures. Nous vous expliquons donc volontiers ce que sont les biostimulants et quel rôle ils peuvent jouer dans vos cultures.

Que sont les biostimulants ?

Les biostimulants sont des substances naturelles qui jouent un rôle important dans la croissance et la résistance des plantes. L’une de leurs principales fonctions est d’améliorer les échanges entre les plantes et le sol. Ils le font de plusieurs manières :

  1. Stimuler l’activité microbienne : les biostimulants favorisent la croissance des micro-organismes bénéfiques dans le sol. Ces microbes aident à décomposer la matière organique et à rendre les nutriments disponibles pour les plantes.
  2. Améliorer la structure du sol : certains biostimulants contribuent à améliorer la structure du sol. Ils le rendent plus aéré et perméable à l’eau, ce qui est essentiel pour un développement sain des racines.
  3. Renforcer la rhizosphère : les biostimulants ont un effet positif sur la rhizosphère, la zone autour des racines où se produit la symbiose entre la plante et le sol. Les biostimulants stimulent la croissance des racines et améliorent l’absorption de l’eau et des nutriments. Les plantes deviennent ainsi plus tolérantes des facteurs de stress abiotiques, tels que la sécheresse et les fluctuations de températures extrêmes.
  4. Disponibilité accrue des nutriments : en améliorant la santé du sol, les biostimulants rendent les nutriments plus disponibles pour les plantes. Les plantes utilisent ainsi l’engrais plus efficacement, ce qui réduit le risque de carences en nutriments.
  5. Stimuler la capacité d’auto-guérison de la plante : les biostimulants peuvent également contribuer à renforcer la résistance naturelle des plantes, qui sont ainsi plus tolérantes au stress abiotique.

En bref, les biostimulants améliorent l’interaction des plantes avec le sol en favorisant l’activité microbienne, en optimisant la structure du sol et en augmentant la disponibilité des nutriments. Les plantes ont une croissance plus saine, une résilience accrue et des productions de meilleure qualité : les fruits et légumes sont plus denses et se conservent mieux, par exemple.

Types de biostimulants

Il existe deux grandes catégories de biostimulants :

  • Biostimulants microbiens

Exemples : champignons, bactéries, mycorhizes et bactéries fixatrices d’azote (telles que Rhizobium spp. et Azospirillum spp.).

  • Biostimulants non microbiens

Exemples : acides fulviques, extraits de plantes, biopolymères et composés inorganiques, tels que les acides humiques et les acides aminés purifiés.

Remarque : les produits destinés à lutter contre les stress biotiques, tels que les ravageurs et les maladies, ne relèvent pas de cette définition et sont classés comme produits phytosanitaires.

Quelle est la différence entre les biostimulants, les engrais et les produits phytosanitaires ?

  • Les produits phytosanitaires visent à lutter contre le stress biotique en agissant contre les ravageurs et les maladies.
  • Les engrais, quant à eux, visent à nourrir les plantes.
  • Les biostimulants visent à améliorer la résilience des plantes, la rhizosphère et les caractéristiques qualitatives et quantitatives des produits.  

Rôle des biostimulants dans une stratégie de culture intégrée

Une stratégie de culture intégrée vise à optimiser la croissance des cultures de manière durable. Il s’agit de combiner différentes techniques et pratiques culturales afin d’accroître l’efficacité et la résistance des cultures, d’améliorer la qualité des récoltes et de minimiser l’impact sur l’environnement.

Cette stratégie se concentre notamment sur le maintien et l’amélioration de la qualité des sols grâce à la rotation des cultures et à l’utilisation d’engrais naturels et de biostimulants. Pour la gestion des pathogènes et des adventices, des auxiliaires des cultures et des méthodes biologiques sont utilisés pour lutter contre les parasites et les mauvaises herbes, au lieu d’utiliser exclusivement des pesticides chimiques.

En mettant en œuvre une stratégie de culture intégrée, la résilience des plantes augmente : elles sont plus fortes et donc plus résistantes aux facteurs de stress potentiels. Cela réduit également la dépendance à l’égard des produits chimiques et des engrais, ce qui est meilleur pour l’homme, la nature et l’environnement. Avec un meilleur rendement des cultures, les producteurs augmentent leurs résultats d’exploitation.

Législation sur les biostimulants : enregistrement et définition d’un biostimulant

Les biostimulants peuvent obtenir le marquage « CE » dans le cadre de la législation européenne sur les engrais, comme le prévoit le règlement de l’UE sur les engrais CE 2019/1009. Il est aussi possible d’enregistrer un biostimulant dans différents pays, en fonction de la législation nationale applicable dans chaque pays.

La Loi néerlandaise sur les engrais ne précise rien sur les biostimulants ; par conséquent, les biostimulants peuvent être commercialisés aux Pays-Bas sans avoir été testés.

Marquage CE des biostimulants

Afin de donner à l’acheteur/utilisateur la certitude qu’un biostimulant est efficace, le marquage CE est possible depuis 2022. Il permet à un biostimulant d’être vendu dans tous les États membres de l’UE.

Pour recevoir un marquage CE, le biostimulant est soumis à des tests minutieux par un « organisme notifié » (aux Pays-Bas, il s’agit d’un organisme de surveillance accrédité NVWA).

Le fabricant de biostimulants peut les faire tester pour trois groupes de cultures normalisés par le CEN :

  • Grandes cultures (y compris céréales, betteraves, pommes de terre)
  • Cultures ligneuses (y compris framboises, poires, pommes)
  • Cultures herbacées (y compris le chou, la chicorée, les poireaux, les fraises)

Définition d’un biostimulant selon le règlement européen sur les engrais CE 2019/1009

Selon ce règlement, la définition d’un biostimulant est la suivante :

  • Les biostimulants stimulent les processus de nutrition des végétaux indépendamment des éléments nutritifs qu’ils contiennent
  • Les biostimulants améliorent les caractéristiques des végétaux et/ou la rhizosphère en termes de :
    • L’efficacité d’utilisation des éléments nutritifs
    • La tolérance à un stress abiotique (comme la sécheresse ou les températures extrêmes)
    • Les caractéristiques qualitatives du produit (telles que plus de couleur, des périodes de conservation plus longues)
    • La biodisponibilité des éléments nutritifs confinés dans le sol ou la rhizosphère

Les biostimulants de PlantoSys

PlantoSys propose actuellement trois biostimulants efficaces : Nutricin, SalicylPur et SilicaPower. SalicylPur, à base d’extrait d’écorce de saule, favorise la capacité d’auto-guérison et la vitalité des plantes, qui deviennent plus résistantes et plus saines. SilicaPower, qui contient du silicium facilement absorbable, renforce les parois cellulaires et rend les cultures moins sensibles au stress hydrique. Les deux produits ont obtenu le marquage CE après une évaluation positive consistant en huit examens approfondis par l’organisme notifié. Leur efficacité et leur sécurité sont donc garanties.

Alfredo Weel

Votre conseiller

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